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Histoire des pierres

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Les minéraux aiment l'histoire et les légendes                      Retrouvez ici toutes nos fiches Histo

L'homme Connaît les pierres précieuses depuis au moins dix mille ans. Les premières qu'il découvrit furent l'améthyste, le Cristal de roche, l'ambre, le grenat, le jade, le jaspe, le corail, le lapis-lazuli, les perles, la serpentine, l'émeraude et la turquoise. Réservées aux Classes possédantes, elles servaient en même temps de symbole à leur rang élevé. Par leurs insignes souverains enrichis de pierreries (régalias), les princes faisaient étalage de leur richesse et de leur puissance.

Sans aucun doute, l'acquisition d'une pierre va de pair avec l'attraction qu'exerce cette pierre, dont émane un charme magique. A l'époque où l'homme en connaissait beaucoup moins sur la nature, les pierres précieuses étaient voilées de mystère, nimbées de surnaturel, aussi jouaient-elles le rôle d'amulettes, de talismans. Jusqu'à nos jours, bijoux et gemmes servent aussi, dans une certaine mesure, de remèdes contre les maladies. Pour ce faire, elles sont utilisées de trois manières différentes : soit par leur seule présence, soit par apposition sur la partie du corps malade, soit encore par absorption de la gemme pulvérisée. Cette lithothérapie conduit aujourd'hui à réactiver les croyances moyenâgeuses au travers d'une étude de l'ésotérisme. Des précisions seront données dans le dossier «Minéraux et symptômes».

Les pierres ont aussi leur place dans certaines religions. Chez les juifs, le pectoral du grand prêtre était garni de quatre rangs de pierres précieuses. Dans la religion chrétienne, la tiare et la mitre du pape sont enrichies de gemmes, ainsi que les ostensoirs, reliquaires, icônes et statues des églises. Toutes les autres religions utilisent aussi les gemmes et pierres ornementales pour parer leurs ministres, leurs sanctuaires ou leurs objets cultuels et rituels. Il arrive aussi que les gemmes, plus particulièrement les diamants, soient, hors de tout caractère symbolique ou esthétique, uniquement considérées comme investissement. De fait, elles ont démontré leur valeur refuge lors des orages économiques et des troubles divers de ces dernières décennies.

Les contrefaçons toujours plus raffinées sont un problème de notre temps, voyez les pages « Faux et immitations ». Des imitations de matériaux précieux ont certes été fabriquées de tous temps, mais la contrefaçon se développe aujourd'hui sur une vaste échelle, avec des arrière-pensées souvent douteuses.

Remarque : les contrefaçons ont toujours été produites au moyen des techniques les plus avancées de l'époque considérée Pline l'Ancien disait déjà (Histoire naturelle, livre 37) : « Il existe des traités où l'on donne des recettes pour colorer le cristal en émeraude et autre gemme diaphane. Nulle espèce de fraude ne rapporte d'avantage.

La couronne d'Angleterre (impérial State Crown) ornée de rubis, d'émeraudes, de saphirs, de perles et de plus de 3000 diamants. Elle porte, au milieu du bandeau, le « Cullinan Il » (< Petite Étoile d'Afrique »). La masse (317,40 ct) de ce diamant à 66 facettes, en fait l'un des plus gros du monde. Il fut taillé par la société Asscher d'Amsterdam, avec 104 autres pierres dans le plus volumineux diamant brut jamais trouvé, le « Cullinan » (cf. le « Cullinan I >', p. 78, n 3). La grande pierre rouge surmontant le « Cullinan Il «, au centre d'une croix de Malte, est le « Rubis du Prince noir , longtemps considéré comme rubis, en réalité un spinelle de 5 cm de haut, non facetté et simplement poli. Au centre de la croix pattée surmontant cette couronne fermée se trouve le < saphir de saint Édouard '>, la gemme la plus ancienne (xi' siècle) de ces régalias. La couronne est exposée au Trésor de la Tour de Londres.

Il y a plus de 6000 ans, les Babyloniens pensaient que les cristaux étaient les dons de divinités planétaires qu'ils vénéraient. Ce peuple d'artistes comptait aussi de grands magiciens et astrologues. Ils utilisaient des cristaux en complément de formules magiques et d'envoûtements, mais aussi pour prédire le futur. Pour eux, chaque pierre abritait une énergie cosmique ou divine. Les scribes qui rédigèrent l'Ancien Testament notèrent que l'Arche de Noé aurait été guidée par l'éclat d'un grenat précieux, alors que, bien plus tard, les croisés du Moyen Âge portaient des grenats en guise d'amulettes, pour se protéger des attaques.

Dans l'Égypte ancienne, les pierres précieuses étaient utilisées lors de rituels magiques, mais aussi pour stimuler la santé et à des fins cosmétiques. On adorait le Lapis-lazuLi pour sa couleur, symbole des cieux, et la pierre ornait les masques funéraires, comme de Toutankhamon (y. 1341-1323 av. J-C.). Le jaspe était associé au feu, à la vie et au sang, alors que la malachite symbolisait La renaissance et la fertilité. On supposa même un temps que les pyramides avaient été coiffées de cristaux pour attirer les forces cosmiques. Pour faire état de leur rang, les maîtres bâtisseurs égyptiens portaient de la cornaline, la pierre des architectes.

Le 29e chapitre du recueil funéraire de l'Égypte ancienne, le livre des morts, était reproduit sur une tablette en cornaline et trouvait place dans les sarcophages aux côtés de nombreuses amulettes en cornaline. Ces dernières étaient gravées de messages à l'attention d'Isis et d'autres divinités, afin de garantir le passage de l'âme vers l’au-delà. Plus tard, au Moyen Âge, les alchimistes utilisaient la cornaline en guise de pierre chaude, pour activer l'énergie d'autres cristaux sollicités lors des incantations et dans leurs recettes.

Pour les Grecs de l’Antiquité, chaque pièce de quartz incolore (cristal de roche) n'était autre que de l'eau gelée par les dieux et portait le nom de crystallos, signifiant « stalactite ». Les Romaines les utilisaient l'été pour garder les mains fraîches, alors que les opales, associées à Hermès, dieu grec du commerce et patron des voyageurs, servaient à attirer fortune et échanges fructueux. Pour les Grecs, porter un anneau en agate assurait d'être protégé des dieux. Selon l'historien et écrivain romain Pline l'Ancien, les mages de l'ancienne Perse lustraient des agates pour détourner les tempêtes. Les magiciens apportaient la preuve du pouvoir du cristal en jetant une agate dans un chaudron d'eau bouillante, qui refroidissait miraculeusement.

PIERRES DE POUVOIR

Dès 4000 av. J-C., on vendait des émeraudes sur les étals des marchés de Babylone et les Chaldéens pensaient que chaque pierre renfermait l'essence de la déesse Ishtar. Pour les Égyptiens, les émeraudes étaient un don de Thot, dieu de la sagesse. Redécouvertes il y e près d'un siècle en Égypte, d'anciennes mines d'émeraude seraient parmi les premières à avoir existé. On les surnomma Mines de Cléopâtre, en référence à l'amour que vouait la reine à cette pierre. Les émeraudes étaient aussi considérées comme des talismans pour Aristote, Alexandre le Grand, Charlemagne et les grands moghols de l'Inde. Une autre pierre verte, l'aventurine, était utilisée par les moines tibétains pour orner les yeux des statues et révéler le pouvoir visionnaire divin. Porter de l'aventurine était censé développer la clairvoyance et la force spirituelle.

LE POUVOIR DES CRISTAUX       

Le jade est vénéré dans toute l'Asie. Parmi ses attributs, on retient son lien avec le Soleil et la puissance de son énergie yang. Dans la Chine ancienne, on considérait le jade comme une panacée, ou remède à toutes les maladies. Les papillons de jade gardent à ce jour une signification particulière pour les fiancés, Une légende raconte qu'un jeune homme lancé à la poursuite d'un papillon pénétra dans le jardin de la propriété d'un riche seigneur. Plutôt que d'être puni pour son audace, il finit par épouser la fille du seigneur. En guise de symbole d'amour éternel, le futur marié offre souvent à sa fiancée un papillon de jade.

PIERRES PROTECTRICES

Le péridot servait à se protéger du diable mais aussi à évoluer. Cette pierre vert olive était utilisée par les civilisations anciennes comme amulette destinée à prévenir la sorcellerie, la folie et les esprits malins. La pierre était le plus souvent sertie d'or et portée en bijou. Plus tard, au IXe siècle, l'archevêque de Mayence Raban Maur désigna le péridot comme l'une des 12 gemmes de l'Apocalypse reflétant les vérités spirituelles. Au XVIe siècle, l'astrologue et magicien Cornelius Agrippa affirmait que le péridot maintenu face au Soleil soulageait le système respiratoire et guérissait l'asthme. Dans l'Europe médiévale, les boutiques d'apothicaires vendaient du péridot réduit en poudre en guise d'antidote à la folie et aux cauchemars.

PIERRES MAGIQUES

L'opale multicolore est tout aussi légendaire. D'anciens Aborigènes pensaient que, lors de sa venue sur Terre, le Créateur descendit d'un arc-en-ciel et que les pierres s'animèrent à l'endroit où il toucha le sol. Scintillant de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, ces pierres sont aujourd'hui qualifiées d'opales. Une autre légende aborigène mentionne un Créateur ayant la forme d'une opale géante, maître des étoiles, de l'amour et des mines d'or.

L’historien et écrivain romain Pline l'Ancien disait de l'opale qu'elle renfermait à la fois « le feu subtil de l'escarboucle ou du rubis, l'éclat purpurin de l'améthyste et le vert de mer de l'émeraude ». Considérée par les Grecs de l'Antiquité comme la plus mystérieuse des gemmes, l'opale était portée pour accroître la clairvoyance, soigner les troubles ophtalmiques et invoquer la chance. Malgré l'ancienne croyance selon laquelle elle renfermerait l'essence de nombre de pierres précieuses, l'opale tomba en disgrâce au XIXe siècle, et devint associée au malheur. Depuis le XXe siècle, l'opale suscite à nouveau un réel engouement.

La pyrite, plus communément qualifiée « d'or des fous », était considérée comme une pierre de pouvoir et de puissante magie, largement sollicitée par les chamanes amérindiens. Ceux-ci sculptaient des amulettes dans la pyrite et utilisaient les pierres brutes comme outils de divination. Les Incas du Pérou et les Aztèques du Mexique polissaient de grandes feuilles ou d'impressionnantes pièces de pyrite qu'ils utilisaient en guise de miroirs, pour lire et prédire l'avenir. Au revers de la face plane et polie du miroir, un dos bombé était souvent gravé d'inscriptions symboliques, afin d'invoquer les esprits et les messages des oracles.

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